Pour la première fois depuis 1945, la France connaît un solde naturel négatif : le nombre de décès dépasse celui des naissances sur une période de 12 mois. En mai 2025, on dénombrait 651 000 décès pour 650 000 naissances. Ce basculement démographique, prévu initialement pour 2035, s’est produit plus tôt que prévu, marquant un changement profond et durable.
Un vieillissement irréversible de la population
La France, qui faisait figure d’exception en Europe par son taux de fécondité plus élevé, entre désormais dans un régime comparable à ses voisins : faible natalité et espérance de vie élevée (85,6 ans pour les femmes, 80 ans pour les hommes). La tendance semble irréversible.
Des conséquences économiques majeures
Ce choc démographique a plusieurs effets importants sur l’économie :
- Réduction progressive de la population active, avec moins d’entrants sur le marché du travail dans les années à venir.
- Fermeture d’écoles et baisse du nombre d’étudiants.
- Risques accrus de pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs clés.
Pression croissante sur la protection sociale
La baisse du nombre d’actifs implique une diminution des cotisations sociales, alors que les besoins augmentent (vieillesse, santé, dépendance). Le système par répartition, basé sur la solidarité entre générations, devient de plus en plus déséquilibré. La base de la pyramide des âges se rétrécit pendant que son sommet continue de s’élargir.
Impacts concrets pour les stratégies patrimoniales
Pour des clients en gestion de patrimoine, cette évolution se traduit par :
- Une transformation des marchés de consommation, notamment la baisse de la demande pour les produits liés à la petite enfance.
- Un risque de hausse des prélèvements ou de réformes fiscales pour financer les systèmes sociaux.
- Des opportunités d’investissement ciblées :
- Secteurs liés au vieillissement : santé, dépendance, services aux seniors.
- Technologies et automatisation (robotique).
- Immobilier adapté à la population âgée.
Quelles adaptations possibles ?
Trois grandes pistes sont identifiées pour faire face à cette nouvelle donne :
- Favoriser une relance de la natalité via des politiques familiales fortes.
- Encourager l’immigration, malgré ses limites éthiques et politiques.
- Automatiser davantage l’économie, à l’image du Japon.
Une autre stratégie consisterait à améliorer le taux d’activité des jeunes et des seniors, deux segments traditionnellement moins présents sur le marché du travail en France.
1ère Conclusion
Le basculement démographique actuel est un phénomène structurel qui appelle à des décisions patrimoniales anticipées. Dans un environnement en mutation, il devient essentiel d’adapter les allocations, la gestion des risques, les prévisions de retraite et les choix d’investissement à ce nouveau contexte.
Nous savons que vous êtes sensible et sensibilisé au sujet de votre retraite.
Le cabinet ne serait trop vous conseiller de préparer au mieux votre retraite personnelle via :
- Votre Plan d’Epargne Retraite avec des versements défiscalisant d’ici la fin de l’année
- Investir dans l’immobilier soit en direct, soit sous forme de parts pour obtenir des revenus complémentaires.
C’est aussi la perspective de la fin d’une génération, les Baby-boomers !
Constat démographique et patrimonial
- Pour la première fois depuis 1945, la France connaît plus de décès que de naissances.
- Cette évolution entraîne une vague croissante de successions.
- Le patrimoine, notamment immobilier, a fortement augmenté depuis les années 1990, concentrant la richesse chez les plus de 60 ans.
- Aujourd’hui, le patrimoine net des Français représente près de six années de revenu national (contre trois dans les années 1950)
Impact fiscal et rôle de l’État
- Les droits de succession ont doublé en dix ans, atteignant 16 milliards d’euros par an.
- Les donations ont, elles, quadruplé.
- Chaque héritier bénéficie d’abattements fiscaux, selon le lien de parenté (100 000 € pour un enfant, 15 932 € pour un frère ou une sœur).
Vers une « société d’héritiers »
- Plus de la moitié du patrimoine français est aujourd’hui héritée.
- Un Français sur deux hérite de moins de 70 000 €, tandis qu’un sur dix reçoit plus de 500 000 €, et une minorité touche plusieurs millions.
- Cette concentration rappelle les inégalités du XIXe siècle.
Un accélérateur d’inégalités
- L’âge moyen de l’héritage est passé de 42 ans dans les années 1980 à 51 ans aujourd’hui.
- Cet écart favorise les transmissions tardives, surtout entre générations déjà aisées.
- Les quadragénaires sont désormais deux fois moins riches que les sexagénaires, alors que ce n’était pas le cas il y a quarante ans.
- L’héritage devient ainsi un facteur d’amplification des inégalités sociales.
2ième conclusion à ces phénomènes
- Préparer la transmission de son patrimoine permet de protéger ses proches et d’optimiser sa fiscalité.
- Recevoir un héritage est une opportunité qu’il convient de gérer stratégiquement.
- Le texte incite à consulter des experts en gestion de patrimoine pour bâtir une stratégie sur mesure et sécuriser ses biens.
Merci pour votre attention.
Bonne fin d’été à vous tous, et bonne reprise.
Très cordialement.
Pierre Emmanuel JOSEPH